• Rolls-Royce Phantom: instant de grâce

    C’est vrai, l’attitude très aristocratique de la Rolls n’est pas forcément facile à assumer.
    C’est vrai, l’attitude très aristocratique de la Rolls n’est pas forcément facile à assumer.

    ZILI-Laurent---Maxx-AUTO

    Ainsi, quand l’importateur Rolls-Royce nous appelle pour nous proposer l’essai d’une nouvelle Phantom de passage en Belgique, nous avons presqu’envie de crier «Merci Saint-Nicolas!». Car nous avons beau conduire à peu près tout ce qui existe, s’installer au volant de la Reine des automobiles reste quelque chose d’exceptionnel.

    Aristocratique

    Voici donc la toute nouvelle Phantom, huitième représentante d’une lignée apparue en 1923. Le modèle haut de gamme d’un constructeur qui, en fait, ne fait que du très haut de gamme. La Phantom, c’est LA Rolls, la quintessence de tout ce que représente la marque en termes de luxe, de confort, de volupté routière.

    Longue de 5,77 m (et encore 22 cm de plus pour la version longue), large de plus de 2 mètres et haute de 1,65 m, on parle d’une très grande voiture, qui affiche en plus une énorme calandre chromée et le fameux Spirit of Ecstasy. C’est un monument, qui se déplace. Et on peut comprendre que certains puissent trouver une Rolls trop aristocratique, et préférer une Bentley. Nous, nous craquons complètement. Comme des enfants.

    P90279759_highRes_new-phantom-extended L’essai d’une Rolls-Royce Phantom, c’est plus une expérience qu’un essai.

    Elle perd, donc elle gagne

    C’est peut-être idiot de le préciser, mais Rolls-Royce est une marque à part, qui ne joue pas aux mêmes jeux que les autres. Par exemple, les autres marques revendiquent fièrement une perte de poids d’une génération à l’autre. Le poids global de la Phantom ne change pas, car si la structure en alu est en effet 130 kilos plus légère que l’ancienne, les ingénieurs en ont profité pour ajouter 130 kilos d’insonorisation. Et croyez-le, c’est très, très perceptible. Le moteur n’est qu’un vague ronron lointain (c’est presque dommage pour un V12), les pneus ne semblent même pas effleurer le bitume pourtant bruyant de nos autoroutes et à 120 km/h, voire bien au-delà, on ne perçoit que légèrement le vent sur la carrosserie. Qu’on soit installé à l’arrière ou qu’on ait dans les mains ce volant qu’un doit suffit à manœuvrer, c’est sur un nuage qu’on a l’impression de voyager. 2,5 tonnes? Mais non, impossible!

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    P90270901_highRes_new-phantom-ewb-stee Le plus grand mérite de la Phantom est de vous faire oublier la technologie.

    Technologie discrète

    Mais ce qui rend la conduite de la Phantom si exceptionnelle, c’est sa faculté à nous faire croire que sa douceur, son confort réellement à nul autre pareil, sont «naturels». Pourtant, la nouvelle génération a refait le plein de technologie. Les suspensions sont pilotées et pré-adaptées selon les irrégularités repérées par caméra. Les manœuvres sont facilitées par quatre roues directrices. Ses phares laser éclairent à 600  mètres. La boîte automatique est en communication avec le GPS et se pré-adapte elle aussi en fonction du chemin (virage serré, bretelle d’accès à l’autoroute, carrefour…) qui se profile. Quand on conduit une Mercedes Classe S, on sait que la technologie est à l’œuvre. On la sent presque. Dans la Phantom, on l’oublie. On ne perçoit que la tradition, et on ne pense plus qu’au volant si léger, au contact si subtil de la moindre commande, au petit frigo à Champagne entre les dossiers arrière, au minibar entre les assises arrière, garni d’un flacon à whisky et de deux verres ciselés. Plus qu’un essai, ceci est une expérience à bord d’une voiture exceptionnelle. Une parenthèse qui marque, même dans la vie d’un journaliste automobile.

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    P90279780_highRes_new-phantom-extended Plus qu’un essai, ceci est une expérience à bord d’une voiture exceptionnelle.

    La Rolls-Royce Phantom

    En détails

    ► Moteur: V12 twinturbo, essence, 6.750cc ;

    ► Puissance: 571ch à 5.000tr/min ; 900Nm à 1.700tr/min.

    ► Transmission: aux roues arrière

    ► Boîte: auto 8 rapports

    ► Dimensions (L/l/h en mm): 5.761/2.018/1.646

    ► Poids à vide (kg): 2.560

    ► Volume du coffre (l): 548

    ► Réservoir (l): 50

    ► Accélération : 0 à 100 km/h (sec.):5,3

    ► Vitesse maxi (km/h): 250

    ► Conso mixte (l/100 km): 13,9

    ► Émissions de CO2 (g/km): 318

    ► Prix: àpd 459.800€

    Les plus...

    ► Majesté absolue

    ► Confort unique au monde

    ► Douceur de fonctionnement

    ► Raffinement de la moindre parcelle de l’habitacle

    ► Plus rapide qu’on l’imagine

    ► Respect et admiration des autres usagers

    Les moins...

    ► Encombrante

    ► Pas «incognito»

    ► Conso et prix, évidemment

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    P90279770_highRes_new-phantom-extended La Phantom, c’est LA Rolls, la quintessence de tout ce que représente la marque en termes de luxe, de confort, de volupté routière.

  • Jupiler: «Un signe positif pour Liège», dixit Willy Demeyer

    W. Demeyer et M. Faway.
    W. Demeyer et M. Faway. - TVA

    Nous avons réuni le bourgmestre de la Ville de Liège, Willy Demeyer, habitant à Jupille, et Michel Faway, président de la Confrérie des « Discipes da Charlemagne », autre Jupillois bien connu. «  Mon attachement à la Jupiler est indéfectible ! Le terme « Belgium », c’est un bon signe. Il apporte de la confiance dans la Jupiler pour la Coupe du Monde. C’est bon pour Jupille, c’est bon pour Liège, c’est bon pour les amateurs de bière puisque la Jupiler est la meilleure pils du monde  », précise fièrement Willy Demeyer.

    « Bon coup commercial »

    Un bourgmestre qui a malgré tout contacté la direction d’AB Inbev après le buzz médiatique de ce lundi. «  La direction m’a rassuré. Le nom Jupiler reviendra après la Coupe du Monde. Quand on voit l’émoi que ce changement de nom a suscité, on comprend mieux l’attachement des Jupillois, des Liégeois et de tous les Belges au nom « Jupiler ». À la question « que bois-tu ? », la réponse fuse directement : une Jupiler. Cela a une valeur terrible  », indique Willy Demeyer qui ajoute : «  C’est un bon coup commercial. Soyons fiers que la fière faite à Jupille soit identifiée à la meilleure équipe belge de football de tous les temps  ».

    Et Michel Faway de citer les joueurs de notre équipe nationale passés dans les clubs liégeois : Fellaini, Witsel, Benteke, Mirallas, Ciman, Defour, Batshuayi, Carrasco, Meunier, Pocognoli, Chadli, Cavanda…

    «  Nous avons fêté les 50 ans de la Jupiler ici même avec les Discipes da Charlemagne, en collaboration avec la brasserie et le bourgmestre Willy Demeyer le 5 septembre 2016. Quand le nom Jupiler sera réinstauré, nous fêterons ce retour dans la Maison des Brasseurs de Fabian Dielwart, le patron jupillois, avec les ouvriers de la brasserie et avec les joueurs de l’équipe nationale qui le souhaitent. Nous casserons les verres « Belgium » à la russe (Coupe du Monde oblige) en en gardant un comme collector  ».

    MARC Gérardy

  • Voici les recommandations de la commission d’enquête Samusocial

    Pascale Peraïta et Yvan Mayeur.
    Pascale Peraïta et Yvan Mayeur. - Belga

    Le bureau de la commission d’enquête sur la gestion du Samusocial a présenté mercredi matin son projet de rapport soutenu unanimement par les représentants des groupes du parlement bruxellois qui en font partie.

    Le document d’une centaine de pages dénonce notamment une gestion lacunaire de l’ASBL, non proportionnée à la taille de cet outil d’hébergement et d’aide aux sans abri, et une logique de conflits d’intérêts dans le chef de ses chevilles ouvrières, Yvan Mayeur et Pascale Peraïta, alors aux responsabilités à la Ville.

    Les rémunérations des administrateurs du Samusocial ont fait couler beaucoup d’encre. C’est donc tout naturellement que la commission d’enquête Samusocial du parlement bruxellois pointe en priorité les jetons de présence dans son rapport. Et demande que les jetons de présence indûment perçus soient remboursés à savoir 346.360 euros versés à 12 administrateurs dont plus de 100.000 euros chacun à Yvan Mayeur et Pascale Peraïta. Et l’obligation de rendre statutaires les jetons de présence à l’avenir.

    Il est également demandé que les statuts de l’ASBL soient modifiés afin de prévoir la gratuité des mandats à l’ex-Samusocial. Mais aussi de mettre en place une gestion des ressources humaines, le plafonnement des rémunérations. Il est aussi souhaité que soit instaurée une comptabilité analytique complète et un système de contrôle interne.

    Les commissaires veulent aussi qu’un inventaire des dons en nature soit établi au sein de l’ASBL afin d’éviter de nouveaux abus. Le rapport prévoit aussi le fait que l’octroi de subsides soit conditionné à un contrôle strict du politique. Ils souhaitent aussi imposer la rédaction de p.-v. pour toutes les réunions des organes dirigeants de la structure d’aide aux sans-abri.

    Trente récommandations

    Le rapport contient également trente recommandations qui visent à remédier aux lacunes observées en matière de contrôle, que ce soit dans le chef de l’inspection des finances ou des pouvoirs subsidiants, à savoir la Commission Communautaire Commune de Bruxelles, mais aussi le fédéral.

  • Incendie à Marcinelle: à l’origine, une plantation de cannabis

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    Le feu s’est déclaré dans un entrepôt de la rue Julien Dulait, à la limite de Charleroi et de Marcinelle, derrière la gare de Charleroi-Sud, indique le porte-parole de la zone de secours Hainaut-Est.

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    Les flammes se sont communiquées à l’arrière de trois maisons voisines.

    Aucun blessé n’est à déplorer mais le dégagement de fumée a fortement perturbé le trafic routier sur le R9.

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    Vu l’ampleur du brasier, les hommes du feu ont fait appel à un deuxième départ en renfort. Sur place, les pompiers ont découvert dans l’entrepôt des résidus de ce qui ressemblait fortement à une plantation de cannabis. La police judiciaire de Charleroi, alertée, est descendue sur place et a confirmé les faits. L’enquête est évidemment toujours en cours.

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  • Auto-Moto News: l’usine Toyota de Valenciennes embauche

    AUTO-MOTO-NEWS

    Industrie auto : l’usine Toyota de Valenciennes embauche

    Toyota Yaris usine  Valenciennes 300 emplois temporaires à la clé.

    Bonne nouvelle pour le secteur industriel chez nos voisins français : Toyota va investir 300 millions d’euros dans son usine de Valenciennes, qui produit actuellement la Yaris. Cet investissement a pour but de moderniser l’usine avec de nouveaux équipements et technologies, pour qu’elle puisse produire à l’avenir des modèles basés sur la nouvelle architecture modulaire (TNGA) de la marque, qui sert déjà de base technique aux Toyota Prius et CH-R. L’usine emploie actuellement environ 3.821 personnes, dont 700 intérimaires.

    300 emplois

    Cet investissement (soutenu par l’Etat français, la région Hauts-de-France et Valenciennes) permettra aussi de convertir dans un premier temps 300 emplois temporaires en contrats fixes à durée indéterminée (CDI). Et 400 CDI supplémentaires devraient être signés quand l’usine atteindra sa capacité totale de production. Toyota espère produire à terme 300.000 véhicules par an à Valenciennes, contre 240.000  actuellement. On rappellera que la construction de l’usine Toyota de Valenciennes a débuté en 1998 et que le lancement de la production a commencé en 2001. Depuis lors, plus de 3 millions de Yaris ont été produites sur place. Et en 2017, plus de 230.000 Yaris sont sorties de cette usine, ce qui fait de la citadine Toyota le modèle le plus produit en France. Eh oui, la voiture la plus produite dans l’Hexagone n’est pas donc pas la Renault Clio, la Citroën C3 ou la Peugeot 208, mais bien une petite japonaise…

    O.M.

    Peugeot : bientôt une 208 électrique ?

    Peugeot 208 électrique

    D’après le média britannique Autocar, Peugeot devrait présenter en mars au salon de Genève un prototype à moteur électrique de la 208. Un modèle dont la commercialisation en série serait prévue pour mi-2019, sur base de la future génération de la 208. Ce véhicule reposera sur la plate-forme ECMP, révélée en 2016 par PSA et destinée aux modèles électriques du groupe français. Et d’après les premières infos, cette future 208 électrique embarquera un moteur de 115 ch, alimenté par une batterie ayant une capacité d’un peu plus que 50 kW/h, ce qui permettra d’offrir une autonomie théorique d’environ 400 kilomètres. On rappellera que le groupe français PSA a annoncé une électrification massive de sa gamme, avec l’arrivée de versions plug-in hybrides (7 véhicules hybrides rechargeables seront lancés de 2019 à 2021, dont la Peugeot 5008) et full électriques (4 modèles électriques seront commercialisés d’ici à 2021 dont la première dès 2019).

    Range Rover : un SUV/Coupé à 3 portes !

    Range SV Coupé Uniquement produit à 999 exemplaires...

    Cette année, le groupe anglais Land Rover/Range Rover fête ses 70 ans. Un bel âge pour le vénérable constructeur, qui ne compte toutefois pas prendre sa retraite... Au contraire :  pour fêter cet anniversaire, la marque spécialisée dans les SUV et 4x4 nous prépare une belle surprise à l’occasion du salon de Genève, qui ouvrira ses portes en mars. Le constructeur exposera sur place une version SUV/coupé à 3 portes de son Range Rover (on rappellera que le premier Range est né en 3 portes). Ce nouveau modèle se nommera Range SV Coupé. Le véhicule s’annonce plutôt original, comme l’indique la photo de son habitacle diffusée par la marque. On y voit un intérieur très chic à 4 places, avec un long tunnel central placardé de bois. Autre spécificité : les sièges arrière ne sont pas de la même couleur que ceux de devant… Et ce Range SV Coupé sera très exclusif, puisque produit uniquement à 999 exemplaires. Toutes les infos en mars, à Genève…

    Honda GL 1800 Gold Wing

    Honda GL1800 Gold Wing

    Véritable icône du premier constructeur mondial, la Gold Wing entre dans une nouvelle ère. Le vaisseau amiral Honda vient de subir une véritable révolution. à part l’architecture moteur (un six cylindres à plat), la Gold Wing 2018 est entièrement nouvelle. Sa ligne reste reconnaissable, mais elle a été profondément redessinée et modernisée. Même sa philosophie a changé : de grosse GT, elle est passé à GT-sportive. Cela se traduit notamment par une interface homme/machine très actuelle, particulièrement complète, et plutôt intuitive.

    Moins imposante, la nouvelle Gold Wing se montre d’emblée plus dynamique. Elle profite notamment d’une nouvelle boîte de vitesses DTC à 7 rapports qui lui convient à merveille. Sans oublier toutes les aides à la conduite. Son moteur six cylindres reste un monstre de souplesse et de charisme. Et son comportement routier, plus sportif, conserve une stabilité très rassurante. On regrette néanmoins une protection aérodynamique en retrait. Le confort reste quant à lui royal, mais les passagers devront faire avec une capacité de chargement elle aussi réduite. Le prix à payer pour bénéficier d’une Gold Wing nouvelle génération, plus dynamique et plus efficace. Différentes versions sont proposées, avec un prix de base fixé à 25.699 € …

  • Voici les nouvelles canettes et verres Jupiler (photos)

    ©Photonews et Belga
    ©Photonews et Belga

    Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu ce matin, AB Inbev a officialisé que la marque Jupiler allait laisser place au nom… Belgium. Durant les quatre prochains mois, vous n’achèterez plus des « Jup’ » au supermarché mais bien une « Belgium ». Et voici à quoi vont ressembler les nouvelles canettes.

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    AB INBEV JUPILER IN BELGIUM

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    Mais ce n’est pas tout. En effet, la bière « Belgium » aura également sa propre campagne télévisée associée, du matériel promo et des actions pour les supporters, l’horeca ainsi que des gadgets et des promos pour la vente au détail avec le hashtag #WEAREBELGIUM.

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    Pour rappel, l’idée de ce changement, qui ne doit évidemment pas plaire à tout le monde, est de soutenir… nos Diables rouges. À quelques mois de la Coupe du Monde en Russie, il s’agit d’une vaste campagne marketing destinée à soutenir nos joueurs.

    « Lors de la Coupe du Monde, nous nous unissons tous sous un drapeau commun et pour une grande cause. Cela n’a pas d’importance qui vous êtes, quel est votre emploi, à quoi vous ressemblez. Pendant la Coupe du Monde FIFA 2018 nous sommes tous belges », déclare Jean-Jacques Velkeniers, Président de l’Europe de l’Ouest au sein d’AB InBev.

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  • C’est officiel: la «Jupiler» laisse la place à la «Belgium»

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    AB InBev rebaptise sa célèbre pils, la Jupiler, en «Belgium» durant cinq mois, jusqu’à la fin de la Coupe du monde de football en Russie, a-t-il annoncé mardi au cours d’une conférence de presse à Bruxelles.

    «Nous sommes partenaires des Diables rouges depuis 30 ans, tant dans les bons moments que dans les moins bons», explique Arnaud Hanset, directeur marketing pour l’Europe de l’Ouest chez AB InBev. «Nous sommes clairement dans un excellent moment», a-t-il ajouté en référence aux espoirs placés dans l’équipe nationale de football pour le prochain Mondial, qui se joue du 14 juin au 15 juillet.

    La nouvelle appellation, éphémère donc, entre dans le cadre d’une campagne plus large #WeareBelgium, incluant d’autres équipes phares défendant les couleurs belges comme les Red Flames ou l’équipe masculine de relais 4X400 mètres.

    Le groupe brassicole n’a pas livré les détails financiers de cette gigantesque opération marketing qui a débuté le week-end passé par la suppression du lettrage sur l’usine de Jupille (Liège). Au total, 290 millions de produits (cannettes, bouteilles, verres, gadgets, etc.) seront redessinés au nouveau nom. Seules les Jupiler Blue et 0,0 conserveront leur nom d’origine.

    La division belge d’AB InBev a précisé que la campagne était de sa propre initiative et qu’à sa connaissance, aucune bière du premier groupe brassicole mondial ne fera de même pour la grand-messe du ballon rond. On rappellera toutefois qu’en 2016, la Budweiser, également propriété d’AB InBev, avait été rebaptisée pendant un semestre environ America, à l’occasion d’une année phare pour le pays de l’Oncle Sam, avec des élections présidentielles et des Jeux olympiques d’été qui s’accompagnent toujours d’une pluie de médailles pour les Etats-Unis.

    La Jupiler est la pils la plus consommée en Belgique avec une part de marché de 55%, selon les responsables d’AB InBev qui soulignent que la recette de la bière est inchangée depuis son lancement en 1965.

  • Héritages non réclamés: 30 millions € dans les poches de l’État

    Et si vous étiez le seul héritier d’une vieille cousine décédée, dont vous ignoriez même l’existence...
    Et si vous étiez le seul héritier d’une vieille cousine décédée, dont vous ignoriez même l’existence... - G.F.

    En 2017, le SPF Finances a empoché un total de 30.173.533,73 euros contre 14.921.503 en 2016. Deux fois plus ! En nombre de successions, forte hausse aussi puisque l’on est passé de 81 dossiers en 2016 à 226 en 2017 !

    Ces successions sont celles pour lesquelles il n’y a eu aucun héritier. En fait, ceux-ci ont 30 ans pour se manifester. Sans nouvelles de leur part, passé ce délai, l’héritage revient à l’État fédéral. Amusant : pour toucher ces héritages tombés du ciel, l’État doit payer un droit de succession (= taxe)… aux Régions. Pour 2017, 5,4 millions d’euros (4,8 millions l’année précédente) sont ainsi tombés dans l’escarcelle des Régions flamande, bruxelloise et wallonne.

    Mais au fait, comment savoir si, quelque part parmi mes ascendants, je n’ai pas une vieille tante millionnaire décédée ? Une seule solution : feuilleter le Moniteur belge. Régulièrement, les tribunaux font publier par la Caisse de dépôt et de consignation (SPF Finances) les noms de personnes décédées dont on ne trouve pas d’héritier. Au Moniteur du 8 février dernier par exemple, on a pu lire que Jeannine De Groeve, de Nandrin (près de Huy), était décédée le 24 octobre 2014 à l’âge de 73 ans sans laisser de successeur connu. Au Moniteur du 19 janvier 2018, même chose pour Carmen Boudart (de Namur), décédée le 4 avril 2011 à l’âge de 75 ans.

    Une fois par an, l’ensemble des successions en déshérence est publié dans le Moniteur, avec non seulement le nom de la personne décédée mais aussi la valeur de l’héritage. Cette liste sonne comme l’appel de la dernière chance. Pour ces personnes, on est à la 29e année de déshérence : les héritiers potentiels n’ont donc plus qu’un an pour se réveiller !

    14 successions restituées

    Ces appels publics trouvent parfois réponse. En 2017, 14 successions ont été restituées par l’État aux héritiers (5 en 2016).

    Jusqu’à quel degré puis-je hériter d’un aïeul. « En ligne directe, c’est illimité », répond Sylvain Bavier, notaire à la Louvière. «  En ligne collatérale, on peut aller jusqu’au 4e degré ». Pour faire simple, vous pouvez hériter d’un arrière-arrière-arrière-arrière grand-père ou encore, d’un cousin, voire du fils du cousin si ce dernier est décédé.

    Si vous vous sentez une âme de chasseur d’héritage, un seul conseil : faites appel à un généalogiste.

    « La plupart du temps, nous finissons par retrouver un héritier », nous confie une généalogiste bruxelloise qui travaille exclusivement pour les notaires et pour les avocats. «  Mais généralement, ce n’est pas le Lotto ! Pour les gros héritages, le défunt prend généralement ses dispositions. Parfois, nos recherches peuvent déboucher sur des histoires de famille sensibles. On remue le passé… On peut retrouver un enfant abandonné par son père ou un demi-frère dont la famille ignorait l’existence ». Autant le savoir.

    F. DE H.

  • Le chauffard qui a tué Nadège n’ira certainement pas en prison

    © DR
    © DR

    La famille de Nadège Abbate accuse le coup. Quelques minutes seulement après avoir entendu le jugement, le papa est sorti de ses gonds. « Ce n’est rien du tout comme peine ! » lance-t-il. « Tous les jours, sur la route, il y a des Gysen. La justice a sa part de responsabilité, elle a du sang sur les mains ! »

    Jérôme Gysen a tué Nadège Abbate en février 2015. La jeune femme attendait son bus sur le trottoir. Jérôme avait bu, consommé de la drogue, il roulait un peu plus vite que la vitesse autorisée aussi. Il a perdu le contrôle et a percuté la jeune femme de plein fouet. Écrasée contre un mur, elle est décédée sur le coup. Pour ces faits, Jérôme s’est défendu, le 10 janvier dernier. Il a nié avoir consommé du cannabis le jour même de l’accident. La présence de la substance dans son sang remonterait, selon lui, à «  au moins la veille  ». Il a également indiqué que le sol était glissant ce soir-là, et que cet élément explique la perte de contrôle.

    Le tribunal le condamne à une peine de 2 ans de prison, avec un sursis pour la moitié pendant 3 ans. Ce sursis sera assorti de conditions strictes. Il écope aussi d’une amende de 500 € (ou 3 ans d’emprisonnement à titre subsidiaire). Il fait aussi l’objet d’une déchéance de 2 ans du droit de conduire, et devra repasser tous les examens.

    En théorie, il ne devra donc faire qu’un an de prison. Mais les peines d’un an – ou moins – ne sont plus prestées en prison. Jérôme Gysen pourrait très bien bénéficier d’un bracelet électronique.

  • Ligue des Champions: l’historique des Chelsea-Barcelone

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    Les Chelsea – Barcelone ne sont pas des matches Commes les autres. Sur la scène européenne, les deux formations se sont rencontrées à 12 reprises. La moitié de celles-ci se sont déroulées à Stamford Bridge. Le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’elles ont à chaque fois été très spéciales. Retour en images…

    5 avril 2000 : une victoire londonienne (3-1) avant la claque catalane

    En quarts de finale de la Ligue des Champions, Chelsea affrontait le grand Barcelone de Louis Van Gaal. Pourtant, au match aller, les Londoniens sortaient les crocs et s’imposaient 3-1. Le tout grâce notamment à des pions inscrits en l’espace de dix minutes après la demi-heure de jeu. Les buteurs se nommaient Tore André Flo (2) et Gianfranco Zola (1). Dominateurs, les Blues encaissaient en seconde période un goal des œuvres du Portugais Luis Figo. Un goal qui allait peser lourd puisque Chelsea s’inclinait sévèrement (5-1) lors du match retour au Nou Camp. C’était il y a déjà 18 ans…

    8 mars 2005 : la partition parfaite de José Mourinho (4-2) face à Ronaldinho

    Depuis la première confrontation en 2000, les deux clubs se croisent régulièrement. Celle qui a marqué un bon nombre de fans était celle en huitièmes de finale en 2005. Après la défaite à Barcelone (2-1), Chelsea allait renverser la vapeur en sa faveur. Et ce, malgré un récital de Ronaldinho, auteur d’un doublé, dont un super-enroulé à l’entrée de la surface de réparation. Pour les Catalans, c’était insuffisant contre une équipe londonienne huilée comme du papier à musique. Ce soir-là, le chef d’orchestre se nommait José Mourinho et ses musiciens étaient Eidur Gudjohnsen, Frank Lampard, Damian Duff et John Terry.

    22 février 2006 : les fondations d’un sacre espagnol (1-2)

    On prend les mêmes (ou presque) et on recommence un an après. Les Blaugranas de Frank Rijkaard ont eu leur revanche. Emmenés par Ronaldinho et un certain Lionel Messi, les Catalans allaient manger du Blues (1-2). Malgré l’ouverture du score de Thiago Motta pour Chelsea, les Espagnols allaient repartir de Londres avec une précieuse victoire grâce à des buts de John Terry (c.s.c.) et Samuel Eto’o. Au match retour, l’histoire n’a pas repassé les plats. Chelsea n’est pas parvenu à renverser la vapeur (1-1). La suite ? On la connaît ! Barcelone se joue de Benfica, Liverpool et d’Arsenal pour décrocher sa deuxième Coupe aux grandes oreilles à Paris.

    18 octobre 2006 : une finale avant la lettre en phase de groupes (1-0)

    C’est sans doute la confrontation entre les deux équipes qui aura moins marqué l’histoire de la C1. Engagés dans le groupe A avec le Werder Brême et le Levski Sofia, les deux formations se sont qualifiés sans trop de soucis, malgré des Allemands accrocheurs. Le déplacement du tenant du titre au Bridge était attendu par tous les observateurs. Ce troisième opus entre Mourinho et Rijkaard a tourné en faveur du Portugais (1-0). Didier Drogba étant l’unique buteur de cette affiche. Le match retour a donné droit un partage spectaculaire (2-2). Barcelone a ensuite été éliminé en huitièmes et Chelsea dans le dernier carré.

    6 mai 2009 : le héros Andres Iniesta, le drame Tom Henning Ovrebo (1-1)

    Après un match âpre, disputé et équilibré à Barcelone (0-0), une place en finale face au grand Manchester United de Sir Alex Ferguson allait se jouer à Londres. Mickael Essien ouvrait la marque tôt dans la partie. On pensait alors assister à une finale 100 % anglaise. Mais, Andres Iniesta sortait de sa boîte dans les arrêts de jeu et décochait une frappe splendide pour qualifier son équipe (1-1). Un match qui a finalement terminé en eau de boudin. L’arbitre de la rencontre, le Norvégien Tom Henning Ovrebo, a été soumis à de nombreuses critiques. Il était accusé de ne pas avoir sifflé plusieurs penalties en faveur de Chelsea. Au terme du match, Didier Drogba avait même clamé : «  C’est une honte !  » L’homme en noir a ensuite décidé de ne plus jamais arbitrer après avoir reçu des menaces de mort.

    18 avril 2012 : la revanche (1-0) puis la consécration pour Chelsea

    N’ayant pas digéré le dernier épisode anglo-espagnol, Chelsea a pris sa revanche en 2012. Après avoir éliminé Naples et le Benfica, les Londoniens de Roberto Di Matteo se frottaient de nouveau aux Catalans. Cette fois, Didier Drogba était le héros de cette soirée printanière. L’Ivoirien était le seul buteur de la partie et permettait aux siens de se rendre au Camp Nou l’esprit serein. Là-bas, Chelsea faisait le gros dos et agissait en contre, notamment grâce à Fernando Torres, pour tenir le résultat nul (2-2). 2012, l’année de la consécration puisqu’après avoir sorti Barcelone, Chelsea se jouait du Bayern Munich pour remporter la première C1 de son histoire.

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