• Joseph Houssa, ancien bourgmestre de Spa, est décédé cette nuit

    Il a marqué des générations de Spadois.
    Il a marqué des générations de Spadois. - N.L.

    C’est avec l’annonce d’une triste nouvelle que se réveille la cité thermale ce dimanche. Joseph Houssa, ancien bourgmestre de Spa, et ce durant des décennies, jusqu’en 2018, est parti dans son sommeil dans la nuit de samedi à dimanche.

    Fort malade depuis un certain temps, l’homme de 89 ans était hospitalisé à Verviers en raison de dialyses qu’il devait suivre régulièrement et que son corps supportait très mal.

    Des moments mémorables de sa vie

    L’émotion est grande, ce dimanche, au sein du collège communal de Spa et dans le cœur de tous les Spadois qui ont côtoyé le Chef – son surnom « officiel » – durant de nombreuses années. Élu conseiller communal de la ville de Spa pour la première fois en 1977, Joseph Houssa est devenu bourgmestre de la cité thermale en 1983 jusqu’aux dernières élections communales d’octobre 2018. Durant sa longue carrière politique, il a aussi été sénateur et député wallon.

    « Joseph Houssa était un homme au grand cœur, passionné par tout ce qu’il a entrepris, et à l’écoute des gens. Sa Ville de Spa, il l’avait dans ses tripes et dans son cœur », témoigne Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles mais aussi président de la fédération de l’arrondissement du MR.

    Sophie Delettre, bourgmestre de Spa, a été mise au courant du décès du Chef en fin de matinée. « J’étais en train de reboucher les trous causés par les sangliers dans mon jardin quand j’ai reçu un coup de téléphone de la fille de Monsieur Houssa. J’ai directement filé à la commune pour avertir les membres du collège, du conseil et ses anciens employés ».

    « Je perds mon grand-père spirituel »

    Une annonce pour le moins difficile puisqu’au-delà du fait de perdre son prédécesseur, c’est surtout un ami qu’elle perd, et même plus. « Je perds mon grand-père spirituel. C’est comme ça que j’avais l’habitude de l’appeler à cause de nos cinquante ans d’écart. C’est lui qui m’a formée et qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui en matière de politique. Il y a quelques années, j’avais l’impression que c’était un roc, quelqu’un d’invincible qui allait vivre éternellement. Et puis, petit à petit, quand il a commencé à avoir des soucis de santé il y a trois ans, je me suis rendu compte qu’il commençait à s’affaiblir et là, j’ai compris que le Chef n’était pas éternel. J’ai vu que le roc ne l’était plus », explique Sophie Delettre, encore sous le choc.

    Un recueillement à la Ville

    Sophie Delettre a prévu une réunion cet après-midi avec le funérarium qui se chargera des obsèques de Joseph Houssa et les membres de sa famille pour préparer le dernier voyage du Chef. « En tout cas, il y aura un moment de recueillement à la Ville de Spa. Pour le reste, c’est encore trop tôt pour en parler ».

    Paul Mathy, échevin des Travaux, a également longtemps travaillé aux côtés du Chef avant que ce dernier décide de ne plus se représenter aux élections communales, en 2018. « 12 ans au total. Contrairement à Sophie Delettre, je ne peux pas dire que c’est un mentor car quand je suis arrivé à ses côtés, j’avais déjà construit ma carrière. Cependant, je me retrouvais dans ses idées et sa façon de penser. »

    L’échevin garde de Joseph Houssa l’image d’un bourgmestre d’une grande sagesse. « Il était toujours là à vouloir arranger les choses pour que personne ne soit fâché ou mécontent. C’était un homme avec une grande lucidité. Comme j’aimais le dire, je trouve qu’il avait l’intelligence des gens de la terre. C’est vraiment ce qui m’a marqué chez lui. J’aimais ce bon sens dans sa façon de penser et de trouver des solutions. »

  • Notre enquête: 6 Belges sur 10 ont peur de ce qu’ils mangent!

    Notre enquête: 6 Belges sur 10 ont peur de ce qu’ils mangent!

    Lors de ses Grandes Enquêtes, Solidaris vous a interrogé cet été sur des nombreuses thématiques qui influent sur votre quotidien. La première concerne votre alimentation. Et, un des résultats est particulièrement alarmant.

    59,4% des Belges sont inquiets de ce qui se trouve tous les jours dans leur assiette. Cette préoccupation est très importante pour 12,4% des interrogés et plutôt importante pour 47%. Autrement dit, ils estiment que la majorité des produits alimentaires qu’on leur propose présente un risque pour leur santé. Lors de la Grande Enquête Solidaris menée en 2013, ils étaient 63% à évoquer ses mêmes craintes. Cette légère baisse montre que le Belge est toujours aussi anxieux par rapport aux mets qu’il consomme. Mais, il tente de changer petit à petit sa routine alimentaire pour mieux se protéger. En 2019, seulement 2,1% pensent que leur alimentation ne comporte aucun danger.

    Comment analyser ce phénomène ? «Le Belge a une vision de plus en plus réaliste de la qualité de son assiette. Il y a une prise conscience des différents déterminants concernant la qualité de notre alimentation. On sait aujourd’hui que l’alimentation ultra-transformée est trop sucrée, salée et grasse. Il a aussi des craintes suite aux controverses sur les pesticides, les additifs, leurs effets cocktails… La population mesure de plus en plus les risques», explique Martin Biernaux, responsable de projet au sein du Service Promotion de la Santé chez Solidaris.

    Surtout les jeunes

    Parmi les Belges qui s’interrogent de manière très importante sur ce qu’ils mangent vraiment (soit les 12,4%), on retrouve 21% des 18-30 ans contre 8,6% en 2013. C’est l’inverse pour les seniors. Si 18,5% des 65 ans et plus avaient de telles craintes il y a six ans, ils ne sont plus que 11,2% aujourd’hui. Entre les deux Enquêtes de Solidaris, les Belges ayant des fins de mois difficiles ont davantage pris conscience des dangers de certains produits alimentaires.

    «Il est encore difficile et trop tôt pour expliquer ce qui pousse les jeunes à s’inquiéter davantage que par le passé. Mais, c’est un signal très positif. C’est le signe d’une évolution vers une société plus critique et plus éveillée sur les enjeux d’environnement et d’alimentation», affirme Martin Biernaux.

    Des habitudes bien ancrées

    Si le Belge a des craintes concernant ce qu’il mange, il reste bien accroché à ses assuétudes. A l’affirmation «Je suis attaché(e) à mes habitudes alimentaires, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, c’est une question de facilité», 19,2% des répondants ont approuvé. C’est 0,5% de plus qu’en 2013. 28,4% affirment les avoir bousculées ou pouvoir le faire s’ils le souhaitaient (25,9% en 2013). 52,4% ne se positionnent pas sur la question.

    Mais pourquoi est-ce si difficile de changer ses habitudes? «C’est un ensemble qui explique qu’il est si complexe de changer sa routine. Il faut d’abord être en capacité de pouvoir la modifier. Autrement dit, il faut, entre autres, avoir le temps de s’informer et de comprendre les alternatives. Les aspects culturels et identitaires peuvent également constituer un frein. On aime ce qu’on a mangé quand on était petit avec ses parents. Nos goûts sont socialement construits. Changer ses habitudes n’est donc pas qu’une question d’accès économique et informationnelle», souligne le responsable de projet au sein du Service Promotion de la Santé chez Solidaris.

    L’homme plus impliqué

    Notons que, pour cette thématique des Grandes Enquêtes Solidaris et SudPresse, 1.327 Wallons et Bruxellois, représentatifs de la population belge francophone, ont été interrogés. Contre, 1.200 en 2013. Tous étaient des personnes responsables ou coresponsables des achats alimentaires au sein de leur ménage. On remarque d’ailleurs qu’en 6 ans, les hommes sont devenus bien plus impliqués. En 2013, 70% de femmes géraient les besoins de la famille contre seulement 30% d’hommes. En 2019, 57% des responsables ou coresponsables des achats sont des dames et 43% des messieurs.

  • Trois Hollandais pénètrent illégalement à Mini-Europe!

    Les Hollandais arrivent à Amsterdam, enfin sa maquette
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    Les Hollandais arrivent à Amsterdam, enfin sa maquette ! - StukTV

    L’homme n’a pas vraiment apprécié le film réalisé par Giel, Thomas et Stefan. Les trois « adolescents attardés » sont parvenus à pénétrer sur le site, en pleine nuit, après avoir escaladé une clôture. Ils avaient un objectif : déposer les trois figurines les représentant. Ils les avaient fait faire dans leur pays. Ils ont donc débarqué au pied de l’Atomium avec leur humour potache et leurs vidéos.

    Après avoir fait le tour de l’enceinte, ils ont trouvé une petite faille derrière les buissons. On les retrouve de l’autre côté, tout excités d’avoir pu y pénétrer. « Où est Amsterdam ? », lance l’un des trois. Ils parviennent à trouver les maquettes représentant les Pays-Bas. Ils y déposent les trois figurines avant de repartir par où ils sont venus. « Ils ont abîmé la pelouse et la clôture mais cela aurait pu être bien pire », lâche Thierry Meeus. « Ils auraient pu, en peu de temps, provoquer des dégâts qui nous auraient coûté 10 millions d’euros ».

    400.000 € pour la Grand-Place

    L’homme ne plaisante pas avec les chiffres. « Vous savez combien cela nous coûterait s’il fallait refaire la maquette de la Grand-Place de Bruxelles ? 400.000 € ! Les monuments ont tous une grande valeur. En moyenne, c’est 75.000€ mais cela peut donc monter jusqu’à 400.000€. Sans oublier les jardins, les fleurs, les petites poupées qui coûtent une fortune ». Il parle, pour ces poupées, d’une moyenne de 30€. « Mais les plus chères peuvent dépasser 150€ l’unité. Notre birème grecque a été faite en 3D. Elle vaut 3.000€ ». Avec ces montants, on comprend aisément pourquoi Thierry Meeus ne rigole pas. « On est en train de discuter sur l’opportunité de déposer plainte contre eux. Mais il faut les retrouver… »

    Le directeur s’interroge aussi sur la sécurité qui, dans le cas présent, n’a pas fonctionné. « J’ai un garde qui passe la nuit sur place. Il y a les caméras… mais il n’a rien vu malgré les flashs. Cela nous pose problème. On va devoir repenser notre sécurité même si, c’est vrai, ils ont pénétré sur le site en contrebas ».

    Ce fait divers ne va quand même pas entamer son moral. Son Mini-Europe continuer d’attirer du monde. « Nous serons à 400.000 entrées cette année et 6 millions de chiffre d’affaires. Il n’y a que l’Atomium qui fait mieux à Bruxelles. On est devant le musée Magritte ».

    Pierre Nizet

  • «Le contrôleur aurait dû laisser Joshua terminer son trajet»

    Mardi soir, un policier a tenu des propos malheureux à l’encontre de Joshua.
    Mardi soir, un policier a tenu des propos malheureux à l’encontre de Joshua. - D.R.

    La mésaventure vécue par Joshua Twambilangana, un jeune Liégeois de 23 ans, fait grand bruit depuis plusieurs jours. Le jeune homme, qui rentrait d’un voyage à Londres, a pris le train Bruxelles-Welkenraedt mardi soir, soit le 15 octobre, souhaitant regagner la Cité ardente. Cependant, son billet était daté au mercredi 16 octobre à 5h, le lendemain matin. Mais mardi, en toute fin de soirée, Joshua parvient à sauter dans le dernier train. La suite, on la connaît.

    À bord, le contrôleur estime que son billet n’est pas valide, la police est appelée, le jeune homme accepte de donner sa carte d’identité, et un policier lance cette phrase : « Si t’es pas content des lois belges, retourne à Kinshasa ! »

    L’homme est un policier fédéral, issu de la police des chemins de fer. Il a été identifié et, s’il n’a pas été suspendu, il doit néanmoins faire profil bas pendant quelque temps. Le policier ne sera, tant qu’une enquête reste ouverte à son encontre, plus en contact avec le public.

    Mais cette histoire ternit également l’image de la SNCB, même si le contrôleur n’a effectivement tenu aucun propos tendancieux. Plusieurs contrôleurs précisent qu’en règle générale, les billets de train en circulation intérieure sont acceptés, peu importe la date. La raison est simple : « Que ce jeune homme ait pris le train mardi soir ou mercredi matin, il aurait payé le même tarif », nous explique un contrôleur. Il est vrai que le règlement stipule qu’un billet ne peut être valide qu’à la date et l’heure qui se trouvent sur le billet. Mais il arrive très fréquemment que des voyageurs nous présentent des billets achetés la veille de leur trajet. C’est notamment le cas avec les navetteurs occasionnels vers Bruxelles. Pour éviter de faire la file le lendemain matin au guichet, ils vont prendre leur billet le jour avant. Ils oublient souvent de dire au guichetier que le billet est pour le lendemain. On ne les refuse pas pour autant. Le principal, c’est tout de même que le billet n’ait jamais été utilisé. »

    Les contrôleurs sont d’ailleurs drillés, nous explique notre témoin, à faire preuve de souplesse. « Une souplesse que le collègue n’a visiblement pas eue, et qui aurait pourtant pu éviter toute cette histoire. Honnêtement, il aurait dû laisser le garçon terminer son trajet, tout en lui faisant quand même la remarque. Gentiment et avec le sourire, tout passe ! »

    Une autre contrôleuse émet cependant une réserve sur un point : « Je suis d’accord avec ce que mon collègue déclare, mais je ne ferme pas les yeux sur un problème de date lorsque le train est bondé. C’est embêtant pour la personne à qui ça arrive, mais cela permet d’empêcher l’entrée à quelques personnes qui pourraient prendre les dernières places assises. Dans certains trains, notamment ceux vers la capitale tôt le matin, les voyageurs sont serrés comme des sardines. »

  • Succès de foule pour Nicolas Sarkozy à Bruxelles

    Succès de foule pour Nicolas Sarkozy à Bruxelles
    Photo News

    La file se prolongeait jusqu’à l’extérieur et était encadrée par la police. Ce dernier livre a dépassé les 300.000 ventes depuis sa sortie fin juin.

    Beaucoup demandaient, en plus de la dédicace, à avoir un selfie avec l’homme politique, qui s’est prêté au jeu avec le sourire. Ce sont surtout ses confidences, son ressenti face aux événements et aux décisions qu’il a dû prendre ainsi que son vécu des relations avec les autres grands noms de la politique française qui intéressaient les lecteurs présents.

    «Je suis super intéressé par un moment particulier avec Edouard Balladur et Jacques Chirac - ce moment où il y a eu cette petite trahison - et comment elle a été perçue, comment Nicolas Sarkozy l’a ressentie», explique Edouard Goldschneider, étudiant en 2e année de droit à l’université Saint-Louis. «Comment s’est vraiment passé son amour passionnel avec Jacques Chirac ? En plus, avec son départ très récent, je me demande quel choc cela a dû lui faire. Je pense que ce livre une autre résonance maintenant.»

  • France: «Un individu voulait s’inspirer du 11 septembre»

    Christophe Castaner
    Christophe Castaner - Isopix

    Il n’y a « pas eu d’attentat déjoué depuis le 3 octobre », a-t-il dit, en réponse à une question, lors de l’émission « Vous avez la parole » sur France 2.

    En revanche, a ajouté le ministre, « juste avant » cette date un 60ème attentat a été déjoué « depuis 2013 par les services de renseignement. Il s’agissait, a-t-il dit, « d’un individu qui voulait s’inspirer du 11 septembre » 2001 aux Etats-Unis.

    Comme on lui demandait si cette personne voulait détourner un avion, il a répondu :  « C’était son projet. Il était en train de s’organiser comme cela ». Cet individu a été interpellé par les forces de l’ordre, a-t-il précisé, sans plus de détails.

    Selon une source judiciaire, un homme a été mis en examen le 26 septembre pour « association de malfaiteurs terroriste » et écroué.

    Une source proche du dossier a quant à elle confirmé qu’il lui était notamment reproché d’avoir envisagé de détourner un avion.

  • Un nouveau site d’Europol pour les criminels les plus recherchés

    Un nouveau site d’Europol pour les criminels les plus recherchés

    Dans le cadre de cette campagne intitulée «le crime n’a pas de genre», un nouveau site interactif d’Europol dévoile d’une manière spectaculaire les visages de criminels en fuite recherchés par les polices de 21 pays de l’UE, a indiqué la porte-parole d’Europol Tine Hollevoet. Parmi eux, 18 sont des femmes. Les suspects sont sous le coup de chefs d’accusation comme le meurtre, le trafic d’être humains ou de drogue.

    La Belgique recherche par exemple Hilde Van Hacker (56 ans), qui a été condamnée par défaut à la prison à vie pour avoir tué l’homme d’affaires britannique Marcus John Mitchell en 1996 à la côte belge. Elle est en cavale avec son mari, Jean-Claude Lacote, avec qui le crime a été commis.

    «Les gens pensent que d’habitude ces crimes ne sont pas commis par des femmes, mais ils le sont et ils sont aussi graves que ceux commis par les hommes», a expliqué Tine Hollevoet.

    La page de présentation du site de la campagne montre dans un premier temps la tête des suspects dissimulée derrière un masque terrifiant illuminé par des néons, avant que leur visage ne soit progressivement dévoilé, l’histoire de leurs crimes étant parallèlement racontée aux internautes.

    Objectif : attirer des visiteurs

    Le visage du fugitif est révélé et les visiteurs du site «pourront voir si c’est un homme ou une femme», a ajouté Mme Hollevoet.

    «L’objectif est d’attirer le plus grand nombre possible de visiteurs, l’expérience nous ayant appris que plus grand est le nombre de personnes ayant vu les fugitifs recherchés, plus grandes sont les chances de localiser et d’arrêter» ces derniers, a-t-elle poursuivi.

    Une autre femme recherchée est la Hongroise Ildiko Dudas, 31 ans, accusée de trafic de drogue et d’abus à l’encontre d’enfants. «Les enfants de la suspecte étaient très souvent amenés aux transactions de drogue», a indiqué Europol. Dudas a été condamnée à six ans de prison pour des crimes commis entre 2011 et 2012. On ne sait pas où elle se trouve actuellement.

    Cette nouvelle campagne d’Europol peut être vue sur le site www.eumostwanted.eu/crimehasnogender qui fournit également des instructions pour communiquer des renseignements à la police.

  • Nethys: 21 perquisitions, Moreau, Fornieri et Targnion concernés

    Nethys: 21 perquisitions, Moreau, Fornieri et Targnion concernés

    Le dossier judiciaire relatif à la vente des filiales de Nethys – VOO (télécoms), WIN (informatique) et Elicio (énergies renouvelables) – s’accélère.

    Vendredi dernier, le procureur général de Liège, Christian de Valkeneer, avait décidé, après analyse du dossier transmis par le ministre wallon des Pouvoirs locaux Pierre-Yves Dermagne (PS), de le mettre à l’instruction. C’est le juge d’instruction liégeois, spécialisé dans les matières économiques et financières (EcoFin) qui est chargé de ce dossier « Nethys ».

    Celui-ci a donc ordonné une série de perquisitions qui ont lieu ce vendredi matin. Selon nos informations, le siège de l’intercommunale Enodia (ex-Publifin) et de Nethys, situé rue Louvrex à Liège, est visité par les enquêteurs de l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC).

    D’autres perquisitions sont également menées au sein même des domiciles de Stéphane Moreau (CEO sortant de Nethys) à Ans et de François Fornieri à Rocourt. Ce dernier est en effet le fondateur des sociétés Ardentia et Ardentia Tech, qui ont racheté à Nethys Win et Elicio. Le siège social de ces deux entreprises est localisé au domicile du businessman liégeois, sur les hauteurs de Liège.

    La perquisition chez François Fornieri à Rocourt

    Nous apprenons également que le domicile verviétois de Muriel Targnion, ex-présidente d’Enodia et actuelle bourgmestre de Verviers, a également été perquisitionné.

    Contacté par nos soins, le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, confirme la tenue de vastes opérations. « 21 perquisitions ont été menées aujourd’hui par l’Office central de la répression de la corruption dans le cadre de la plainte déposée par la Région wallonne », commente le « patron » de la justice liégeoise.

    Rappelons que dans ce dossier, des préventions d’abus de confiance, prise illégale d’intérêt et association de malfaiteurs sont visées. La plainte est dirigée contre X.

  • Gino Russo dénonce «l’attitude perverse et sadique de Me Dayez»

    Gino Russo dénonce «l’attitude perverse et sadique de Me Dayez»
    Isopix

    Ce jeudi, le Tribunal d’application des peines a examiné la demande des avocats de Marc Dutroux qui souhaitent qu’une nouvelle expertise psychiatrique de leur client soit réalisée. La requête s’inscrit dans la constitution d’un dossier pour appuyer prochainement une demande de libération conditionnelle du détenu.

    Après avoir entendu les différentes parties, le Tribunal d’Application des peines a indiqué qu’il rendrait sa décision sur cette demande le 28 octobre prochain à Bruxelles. De son côté, le parquet de Bruxelles a émis un avis favorable à la requête de Bruno Dayez. « C’est un avis uniquement du parquet », insiste Gino Russo, le papa de Mélissa, invité à réagir suite à cette décision sur les ondes de RMC en France. « C’est maintenant au Tribunal d’application des peines d’établir si on peut répondre positivement à la demande de désignation d’un collège d’experts psychiatre. Mais il faut tout de même souligner qu’il y a déjà eu trois rapports d’experts psychiatre qui ont dit éclairement qu’il y avait une absence d’empathie chez Marc Dutroux, que c’était un psychopathe qui n’était pas guérissable. »

    Pour Gino Russo, le véritable problème de toute cette affaire se situe dans « l’attitude perfide, perverse et sadique de l’avocat de Marc Dutroux, Me Bruno Dayez, qui utilise des mensonges pour défendre son client. Ça, à chaque fois, c’est une provocation. Quand je parle de mensonges, c’est que l’absence de place des parties civiles dans la procédure lui permet de victimiser son client. Me Dayez n’utilise jamais les faits commis par la bande de criminels mais utilise les conditions d’incarcération de son client pour le victimiser et fait abstraction de tous les crimes qu’il a commis. Nous, pour avoir notre place et donner notre avis, nous avons dû nous faire violence. On a dû lire tous les rapports d’autopsie, tous les rapports psychiatriques, on a dû observer tous les dossiers photos par rapport à notre fille… Nous avons dû nous faire violence et ça fait 23 ans que cela dure ».

    Il conclut sur des mots forts, puisqu’il veut dénoncer « ce terrorisme du droit qu’appliquent certains avocats en Belgique et ailleurs en Europe ».

  • Un chaton malade abandonné dans un sac plastique à Braine

    Florian et Giovanna sont sous le choc de ce qui leur est arrivé.
    Florian et Giovanna sont sous le choc de ce qui leur est arrivé. - D.R.

    Après les chiots chihuahuas enterrés vivants, après les chatons abandonnés dans une bulle à verre, après des chiens empoisonnés sciemment à la mort-aux-rats, bref après une multitude d’actes de maltraitances sur des animaux voilà qu’on abandonne des chatons dans des sacs en plastique.

    Ce dernier acte de malveillance, c’est la mésaventure connue par Giovanna Priore et son fils Florian à Braine-le-Comte ce jeudi après-midi. « Vers 16h40, quelqu’un a tambouriné et sonné à la porte, comme si c’était urgent », témoigne la Brainoise. « J’ai directement ouvert et j’ai constaté un petit sac plastique accroché à la clenche de la porte. Avant de vérifier son contenu, j’ai cherché à savoir qui avait sonné mais la personne avait déjà disparu. J’ai alors regardé à l’intérieur du sac… »

    Et là c’est l’horreur pour Giovanna. « J’ai véritablement hurlé de terreur ! À l’intérieur du sac, un chaton de plus ou moins deux mois dans un état pitoyable ! Il était toujours vivant mais à l’œil nu, on pouvait voir qu’il était très malade. Avec toutes les précautions d’usage, mon fils a su garder son sang-froid et a sorti le chaton du sac pour le mettre dans une caisse en carton, soit un abri un peu plus confortable. »

    Chez le vétérinaire

    Giovanna contacte alors son vétérinaire habituel qui confirme son intuition. « Il n’a pas eu besoin d’examiner le petit chat. Pendant que j’étais en ligne avec mon vétérinaire, ce dernier entendait ses cris déchirants en arrière-plan. Son verdict était implacable, le chaton lui semblait mourant. Mon vétérinaire habituel ne pouvant me recevoir à ce moment-là, je me suis rendu chez un autre véto qui a confirmé le diagnostic de son collègue. Le chaton était atteint du coryza à un stade malheureusement trop avancé pour pouvoir faire quoi que ce soit pour lui. La vétérinaire a été contrainte de l’euthanasier. »

    Trouvé vivant, le chaton n’a malheureusement pas survécu.

    La mère de famille, 24 heures après les faits, était toujours sous le choc de ce qu’elle a vécu. « Ce qui m’a le plus choqué dans cette histoire, c’est le sac plastique. Votre chaton est malade et vous n’avez pas les moyens financiers pour le soigner, soit. Vous ne pouvez pas vous en occuper pour diverses raisons, c’est compréhensible. Mais on ne laisse pas un chaton mourir dans de telles souffrances et surtout dans un tel inconfort ! Limite, s’il avait été placé dans une boîte avant d’être abandonné, mon fils n’aurait pas été aussi révolté sur les réseaux sociaux. Je ne juge personne, cela pourrait arriver à n’importe qui de devoir abandonner un animal. Mais pas dans des conditions aussi horribles. Lorsque la vétérinaire m’a annoncé son diagnostic et m’a dit qu’il valait mieux abréger ses souffrances, j’ai éclaté en sanglots comme s’il s’agissait de mon propre petit chat »

    Quant à savoir pour quelle raison l’individu qui a abandonné ce chaton a choisi la porte de Giovanna en particulier, le mystère reste entier. « Ma maison se situe au coin d’une rue. Peut-être que la personne a trouvé cela opportun afin de pouvoir décamper plus rapidement… »

    Thomas Donfut